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Les six membres de l'association Pecquencourt Break'Air. J style poussent les murs de la danse hip-hop à L'Hippodrome.

Dix jeunes deux jours avec un artiste

Les jeunes stagiaires avec le danseur de la Cie Käfig Fred Lataste (au premier plan à droite). Photo VDN
Les jeunes stagiaires avec le danseur de la Cie Käfig Fred Lataste (au premier plan à droite). Photo VDN

Dix jeunes deux jours avec un artiste à L'Hippodrome pour pousser les murs de la danse hip-hop.
(Source - La Voix du Nord du 13/11/2011)

ON EN PARLE
Il est là pour décoller les étiquettes, Fred Lataste. ... Le fait que le danseur professionnel de la Cieparisienne Käfig anime un stage de danse hip-hop devant les sièges capitonnés d'une scène nationale prouve que l'autocollant « danse de banlieusards à casquette » est déjà sévèrement écorné. Durant deux jours, jusqu'à ce soir à L'Hippodrome, l'artiste de 30 ans s 'attaque à un autre poncif : « J'essaie de montrer que ça peut être autre chose que de la performance. Qu'il ne s'agit pas seulement de tourner sur la tête et de faire des saltos... »

Hip-hop et musique classique
Depuis sa création en 1996, c'est la marque de fabrique de la Cie Käfig et de son directeur artistique Mourad Merzouki : abattre les cloisons, injecter « d'autres mouvements, une énergie nouvelle, notamment à travers la musique, poursuit Fred Lataste. On peut transformer le hip-hop avec une écriture plus moderne que ce qu'on connaît ». Exemple probant : mardi, pour Boxe Boxe , les danseurs de la Cie seront accompagnés sur la scène de L'Hippodrome par la musique classique du Quatuor Debussy.

Prélude, donc, à ce spectacle (complet), le stage auquel participent depuis hier dix jeunes amateurs de la région (huit jeunes filles, deux garçons). « Je suis pas un breakeur, plutôt un danseur debout, entame Fred Lataste. Mon truc, c'est plutôt le new style , et vous verrez, j'ai aussi un petit délire abstract... » Les six membres de l'association Pecquencourt Break'Air. J style et les autres amateurs venus notamment d'Arras semblent avoir compris, c'est le principal.

Fred Lastate fait « play », les jeunes s'alignent face à lui sur la scène. « Pour s'échauffer, on va faire un peu de step. On va marcher, et au fur et à mesure, on va essayer de danser un peu plus. » Les genoux se plient, les bassins ondulent, les têtes hochent de concert. Puis on entre dans le vif du sujet en décomposant un premier mouvement. « Accaparez-vous les gestes. Si vous ne faites pas exactement comme moi, c'est pas grave. La danse hip hop est une danse assez intuitive. » Viky, 21 ans, étudiante en arts du spectacle à Arras, est venue à Douai pour « tester, découvrir. J'ai vu un spectacle de break au casino d'Arras. Ce qui m'a plu aussi, c'est que je fais du cirque et l'intervenant vient de cet univers-là ». Premières impressions de celle qui pratique par ailleurs la danse contemporaine ? « C'est assez technique, il faut avoir le contrôle et être dans l'énergie. C'est une danse ancrée dans le sol. » Elle et ses neuf coreligionnaires ont encore une journée pour s'arrimer à la scène de L'Hippodrome.  F. BI

 Le spectacle « Boxe Boxe », par la Cie Käfig, programmé mardi 15 à 20 h est complet. Des désistements sont toutefois possibles : rendez-vous à la salle avant le début du spectacle pour éventuellement en bénéficier ; Tél : 03 27 99 66 60.