Le blason de la ville

 

Les armes de Pecquencourt se blasonnent ainsi :

d'azur semé de fleurs de lys d'or, au cerf d'argent passant sur le tout.

Ce sont celles de l'ancienne Abbaye d'Anchin qui se trouvait jusqu'en 1792 sur le territoire de la commune

Origine du nom

 PECQUENCOURT

Domaine de Pecco ou de Picca

Contrairement à ce qui est soutenu, Pecquencourt ne vient pas de "pescatoris curtis" (impossibilité à l'étude des transformations linguistiques). "Pescatoris Curtis" n'est qu'une transcription "latinisée" comme c'était la mode au XIème siècle.

Pecquencourt est un nom en "court" datant du Vème au Xème siècle, de formation germano-romaine. A l'époque des invasions, il y eut la formation de nouveaux domaines fondés par les Germains et désignés par le nom du propriétaire.

Les noms en "court" sont des noms romains. La langue romaine vient de la transformation de la langue celte (Gaulois) et latine (Romains). Le nom du propriétaire (la personne) est le plus souvent un nom germain, encore que parfois il pouvait être romain.

A l'époque carolingienne, les noms de personnes dans la France du Nord, étaient souvent devenus germains par esprit d'imitation, par snobisme. Ce type de nom en "court" ne se rencontre plus après le Xème siècle.

Extrait du Bulletin de la Commission historique du Nord de 1863

La ville de Pecquencourt était défendue par des ouvrages en terre et en grès, ainsi que par un double fossé rempli d' eau.

Célèbre et riche, l'abbaye d'Anchin, de l'ordre de Saint-Benoît, fut fondée en 1079, par deux chevaliers de la contrée, Wautier, fils d'Ursin de Douai, et Sicher, aidés par Gérard II, évêque de Cambrai, et par le fameux Ansel de Ribemont, l'un des héros de la première croisade. Elle donna naissance à la ville de Pecquencourt. A une époque dont la date est perdue, un saint homme appelé Gordaine, ermite et confesseur, se bâtit dans l' îlot d'Anchin une modeste retraite, d'où il sortait pour aller dans les villages voisins enseigner la religion. Dans la seconde moitié du XIème siècle, l'île d'Anchin et ses roseaux appartenaient à Ansel de Ribemont, qui les tenait en bénéfice de Gérard II, évêque de Cambrai et d' Arras. En 1079, elle fut donnée à l'abbaye. La terre d'Anchin demeura, jusqu'à la Révolution, une dépendance de l'Artois.

En 1079, Mathilde et Wautier, son fils, donnent à l'abbaye la moitié de la ville de Pesquencourt, avec terre, bois, eau et dépendances, à l'exception d'un jardin de Saint-Amé. L'autre moitié appartenait alors à l'abbaye de Saint Ghislain, qui s'en dessaisit au profit de l'abbaye d'Anchin, en acceptant, en échange, de l'évêque Gérard II, l'autel de Boussut. En 1083, le monastère, à peine fondé, est consumé par l' imprudence d'un moine qui lisait le soir dans son lit. Le 15 octobre 1086, un nouvel édifice est consacré par l'évêque Gérard. En 1181, le comte Bauduin de Hainaut pose la première pierre de la grande église d'Anchin ; consacrée le 23 octobre 1250 par le cardinal Pierre d'Albanie, légat du Saint-Siège, en présence de trois évêques et d'une foule d'abbés, de religieux et de fidèles.

En 1353, le bailli du Hainaut, Nicolas, sire de Lallaing, en discussion avec l'abbaye au sujet de la juridiction à Pesquencourt, envahit cette ville à main armée, chasse le "Magistrat" institué par l'abbé, en nomme un autre et emmène comme prisonniers le prieur, le sous-prieur et les principaux religieux. Après avoir résisté quelque temps à l'excommunication, le sire de Lallaing vint faire amende honorable en l'église de Pesquencourt et à Anchin. En 1543, la foudre frappe l'un des clochers d'Anchin et y allume l'incendie ; Monseigneur de Bugnicourt (Ponthus de Lallaing, chevalier de la Toison-d' Or), gouverneur de Cambrai, survient par hasard et organise des secours qui préservent l'église d' une ruine complète. Le 25 août 1566, les sectaires et les pillards, qui venaient de ravager l'abbaye de Marchiennes, s'avancent vers Anchin, quand le bailli Fery de Guyon s'élance sur eux à la tête des paysans des environs, en tue un bon nombre et sauve le monastère.

Le 10 février 1578, l'abbé Warnier de Davre et le curé de Pesquencourt, Maître Balthazar Seulin, suspectés de connivence avec les Espagnols, qui venaient d'être déclarés ennemis du pays, s'enfuient d'Anchin et se réfugient en France. Le 1er septembre 1578, deux compagnies du régiment de M. d'Hallenne, au service des États-Généraux, pénètrent de force dans la ville et souillent de sang l'église de Pesquencourt ; celle-ci fut réconciliée le 12 octobre par le prieur François de Bar. En mai 1579, le parti des "Malcontents" met garnison à Pesquencourt et à Anchin. L'occupation armée durait encore quand les religieux rentrèrent à Anchin, le 4 mars 1586. Elle se continua jusqu'au 31 mars 1591, au milieu d'excès de tous genres. De 1709 à 1711, l'armée des Hautes-Puissances séjourne dans les environs de Pesquencourt; ses généraux logèrent souvent au quartier abbatial. Le samedi 2 mars 1792, la généralité des bâtiments, enclos, etc..., composant la ci-devant abbaye, est adjugée à un nommé Tassart, de Douai, pour 477.000 livres.

Bientôt l'église, les cloîtres, etc..., sont rasés, les objets d'art détruits ou dispersés.

Pecquencourt au XVIème siècle

 

Les travaux actuels de rénovation intérieure de l'église ont mis en évidence la date de 1547

 

 

 

 

Seizième siècle :

  • Époque de Charles Quint et Philippe II
  • De François premier Henri II et Charles IX
  • Époque des guerres d'Italie
  • Des problèmes religieux
  • De notre géant Fery de Guyon

Voici un plan à main levée (pas d'échelle) qui nous donne une idée de notre ville à l'époque. 

 

 

 

On note :

  • 1] Porte de Douai encore appelée porte Chantereine (vers Montigny et Loffre)
  • 2] Porte de Valenciennes vers Bruille
  • 3] Chapelle Notre Dame des Ardents sur la place, détruite en 1794
  • 4] Le pilori où étaient exposés les condamnés
  • 5] La Maladrerie (lépreux) emplacement actuel du calvaire
  • 6] L'abbaye d'Anchin
  • Enfin l'église St Gilles aux formes qui interrogent.

On voit que la ville est ceinte de fossés, protégée par des portes fortifiées.

 

 

 

Le monument aux morts de Pecquencourt a été inauguré le 24 juin 1923 c'est-à-dire 4 ans et 7 mois après l'armistice du 11 novembre 1918.

 

Alors que le monument est destiné à être la " mémoire d'un drame collectif", les différentes approches pour sa réalisation ont été le reflet des "problèmes post conflictuels" du moment.

 

  • Au Conseil Municipal du 28 novembre 1920 on émet l'idée que le monument devrait être érigé en mémoire de Jean Jaurès, brillant universitaire, journaliste, député socialiste, fondateur du journal "l'Humanité" pacifiste, assassiné le 31 juillet 1914.
  • À celui de 1922 on ne parle plus de Jaurès .... On propose les inscriptions suivantes "Aux martyrs" .... Personne qui a souffert la mort pour sa foi religieuse pour une cause à laquelle elle s'est sacrifiée.

Phrases banales : il semble que l'on ait peiné pour remplir les différentes faces de la stèle. Enfin le 23 novembre 1922 la Municipalité décide de la construction d'un monument à la mémoire des enfants de Pecquencourt "Morts pour la France".

Un marché de gré à gré est établi avec Georges Vincart, marbrier à Somain, pour la somme de 10275 F : 5000 F sont inscrits au budget, 5275 F sont obtenus grâce à une souscription et à l'organisation de fêtes publiques.

En mai 1923, plans et devis ayant été acceptés par Monsieur le Préfet, les travaux nécessaires à son édification sont commencés. On décide qu'il sera placé dans l'allée centrale du cimetière, au rond-point où se trouve le Christ qui sera déplacé. (Actuel emplacement de la stèle à la mémoire des combattants de la guerre de 1870).

L'inauguration est fixée au 24 juin et on prévoit un crédit de 300 F pour marquer l'événement.

Ce monument est une stèle pyramidale tronquée en pierre bleue de Soignies dont le fût de base carrée se dresse en trois parties à partir d'un large socle.Les quatre faces de la base portent les noms des victimes inscrits sur des plaques de marbre blanc.

La partie centrale, la plus élancée, latéralement décorée de palmes, présente sur sa face frontale un drapé à glands sur lequel on lit : "Honneur aux martyrs de 1914 -1918".

Le monument restera à cet endroit jusqu'au début des années 60. Avec la construction d'un nouvel Hôtel de Ville, en lieu et place de l'ancienne mairie, inauguré le 13 septembre 1959, il sera déplacé, fera son entrée rue d'Anchin, accolé à l'église et front à la rue sur l'emplacement de l'ancien local de la Pompe à incendie. Ceinturé d'un mur de briques jaunes identiques à celles de l'Hôtel de Ville, mur qui porte dès lors les plaques commémoratives de marbre blanc. Le monument a perdu son imposant socle dans le transfert mais la partie centrale s'est enrichie d'une nouvelle inscription "Aux Anciens Combattants de la Résistance et de la Libération, La Nation Française reconnaissante" Enfin, lors de la rénovation extérieure de l'église St Gilles et de la restructuration du Centre-Ville, il est de nouveau déplacé, disposé parallèlement à la face Nord de l'église, tourné vers un vaste espace qui porte le nom de "Square Patrick Vanandrewelt".

De nouveau allégé de sa partie inférieure trop massive, il se détache d'un fronton en pierre du boulonnais incurvé en élévation qui porte 6 plaques en marbre de Carrare portant le nom de toutes les victimes civiles et militaires de Pecquencourt de tous les conflits du XXème.

Tombes canadiennes

 

Trois tombes de soldats canadiens de la première guerre mondiale sont érigées dans l'allée centrale du cimetière de Pecquencourt.

Ces Canadiens du 4ème Bataillon de la 1ère Brigade d'infanterie du Central Ontario Régiment entrent dans Pecquencourt dans l'après-midi du vendredi 18 octobre 1918, libèrent un grand nombre de civils que les Allemands n'ont pu déplacer faute de temps.  Il faut dire que lorsque les Canadiens pénètrent dans la ville, il y a moins d'un quart d'heure que les Allemands l'ont quittée et leur artillerie, en position à Fenain, pilonne la ville malgré la présence avérée des civils.

Des arrière-gardes allemandes, embusquées sur le talus de la voie de chemin de fer des mines entre Rieulay et Pecquencourt, ont opposé une résistance à l'avance des troupes canadiennes.

C'est là, au cours d'accrochages, que ces trois combattants ont certainement perdu la vie dans l'après-midi du 18 octobre 1918 :

  • Franck BELANGER, 24 ans, matricule 3231249
  • W. ENGLISH, 21 ans, matricule 772140
  • P. E. GILES, 20 ans, matricule 339672

Reposent au cimetière de Pecquencourt et chaque année leur mémoire est honorée au cours de la cérémonie commémorative du 11 novembre..

Cités Sainte Marie et Lemay

Une maman qui confie aujourd'hui son enfant au Lieu Multi Accueil de Lemay est loin de pouvoir imaginer qu'il y a moins d'un siècle, elle se serait trouvée là en pleine campagne, face aux Bois Notre Dame, de Malbossart et des Eclusettes.

Ce n'est que dans l'Entre-Deux Guerres (1918 -1939) que Pecquencourt, bourg rural jusqu'alors, s'est transformé en ville minière. Le fonçage du puits n°1 de la fosse Lemay (du nom de M. Paul Lemay Administrateur Directeur Général des Mines d'Aniche) débute en 1912 au diamètre de 5,10 m jusqu'à 268 m de profondeur. il ne commencera à produire qu'en mars 1914.

Le puits n°2 est foncé en 1913, son creusement interrompu par la 1ère guerre mondiale ne reprendra qu'après les hostilités pour entrer en exploitation en 1921. Les houillères de la Compagnie des Mines d'Aniche souhaitant disposer d'une main d'œuvre "sur place" entreprennent la construction de logements au pied du puits. Ce seront les "Cités" que nous connaissons aujourd'hui et qui accueilleront les premiers travailleurs étrangers majoritairement d'origine polonaise.

Ces "constructions nouvelles" érigées le long du chemin n°33 (aujourd'hui rue Gabriel Péri) prolongement de la rue du Bois (rue Joseph Bouliez) constitueront les Cités Ste Marie et Lemay qui, avec le groupe scolaire des houillères et les commerces qui s'ouvrent le long des rues du bois et de Bruille, formeront ce qu'on appelle alors le quartier du "Nouveau Monde" avec sa ducasse du 15 Août.

Ainsi, de part et d'autre du Courant du Rivage (affluent de L'Escaillon aujourd'hui complètement busé et "ignoré"), au pied du puits Lemay dont elles sont séparées par une voie ferrée (Le Chemin de fer des Mines), sont nées deux cités à l'architecture caractéristique :

  • La Cité Sainte Marie qui tire son originalité du tracé de ses rues, tout en courbes, le long desquelles se déroule un habitat avec jardinet en façade, jardin et desserte à l'arrière.
  • La Cité Lemay, ses rues rectilignes qui se croisent à angle droit, son alignement rigoureux de maisons adossées s'abritant derrière un grand jardin front rue.

Les chevalets, le chemin de fer et son cavalier de schistes disparus, ces cités restent les derniers témoins du passé minier de notre ville, la mémoire de l'épopée du charbon et du dur métier de mineur. Elles font partie de notre patrimoine et ont été reconnues et retenues comme tel par l'U.N.E.S.C.O. (Organisation des Nations Unies pour l'Éducation, la Science et la Culture).

Connaissez-vous votre géant ?

Notre ville peut s'enorgueillir de posséder un géant qui glorifie un Pecquencourtois du XVI ème siècle, hors du commun.

Né en 1507 dans le comté de Bourgogne, Fery quitte à seize ans le toit paternel pour Besançon à la suite du seigneur de l'Etoile, petite ville du Jura, dont il est le page.

Le soldat


Le seigneur de l'Etoile rejoint le Connétable de Bourbon passé au service de l'Empereur Charles Quint. Dès lors va commencer pour Fery de Guyon une carrière militaire qui ne se terminera qu'à sa mort.

En ce XVI ème siècle marqué par l'antagonisme entre Valois (Rois de France) et Habsbourg (Empereur) les événements génèrent de multiples opérations militaires en Artois, Tournaisis, Italie... Fery participe ainsi à partir de 1524 aux guerres d'Italie où il est témoin de la mort du Chevalier Bayard.

Le voici en Provence, à Nice, Marseille, à Pavie, participe au siège et à la mise à sac de Rome. En 1532 il marche contre les Turcs qui menacent Vienne.

En 1535 il se retrouve en Sardaigne, embarque pour Tunis prise le 21 juillet. 1538 c'est l'Espagne, en 1539 Archer du Corps de l'Empereur il fait partie de sa garde personnelle.

Après la Paix de Crépy en Valois les hostilités cessent et Fery se met en congé de l'armée. Selon une note de P. de Cambry qui publia les premières mémoires de F. de Guyon en 1664, l'Empereur lui accorde alors l'Aigle pour décoration de ses armes avec Lettres patentes de Noblesse.

C'est à cette époque, sans qu'on sache exactement pourquoi, que Fery s'installe à Pecquencourt "et voulut en ce temps ma fortune arriver à Pesquencourt, lez Douay, où je prins ma résidence le 24 de janvier 1544".

Il s'y marie en janvier 1545 avec Jenne de Saint-Raagon qui lui donnera 9 enfants.

Fery repart bientôt guerroyer ; campagne de Lorraine, siège d'Hesdin en 1552, Marienbourg, Dinant, Bapaume ...

Le voici lieutenant d'une compagnie de Chevaux-Légers... Le 3 avril 1559 la paix du Cateau-Cambrésis met fin aux affrontements. A 52 ans, après avoir été successivement, page, gens de pieds, arquebusier, chef de guet, archer de corps de l'Empereur duquel il reçoit pension, enfin lieutenant d'une compagnie de chevaux légers, il revient dans notre "Bonne Ville".

Nous sommes en 1559, voilà 36 ans qu'il exerce le métier des armes.

Le Bailli d'Anchin

 

C'est à cette époque que Fery de Guyon est pourvu de l'office de Bailli d'Anchin par le 36 ème Abbé Jean Letaillleur.

Il prête serment, reçoit une lettre de Commission et devient Officier de Haute Justice : prévôt, mayeur, échevins, Hommes de fief, sergents, greffiers... lui rendent serment et lui jurent assistance.

Cependant, les troubles religieux, liés aux progrès de l'Eglise Réformée entrainent bientôt les Guerres de Religion (1562-1598).

En 1566, année des "Merveilles", déferle sur le Nord une formidable vague d'iconoclasme caractéristique d'une Réforme populaire spectaculaire qui s'en prend aux "ymaiges" des églises.

Des églises sont saccagées, des prêtres tués... Entre Tournai et Valenciennes, des groupes, sous la conduite de prédicateurs, pillent les Abbayes d'Hasnon, Marchiennes : Anchin est menacée.

Fery, faisant le tour des possessions immédiates d'Anchin : Montigny, Masny, Auberchicourt ... rallie les paysans qu'il persuade du péril qu'ils encourent et lève une troupe. Le 26 Août 1566, tôt dans la matinée, cette troupe forte d'environ 700 hommes et de 24 cavaliers se met en marche, gagne Bruille pour se renforcer vers Rieulay et par le "Marais des Onzes Villes" se dirige droit vers Marchiennes où stationnent les "Gueux".

Fery fait donner l'assaut, cavalerie en tête. Les "Gueux" qui ont perdu 70 à 80 hommes se débandent et s'éparpillent.

Anchin et Pecquencourt sont sauf !

Cette première défaite des "Gueux" eut un retentissement certain ; Fery reçoit par courrier spécial une lettre de son Altesse Marguerite de Parme, gouvernante des Pays-Bas, qui le félicite et le récompense. Le Roi de France Charles IX lui fait parvenir une vaisselle d'argent, enfin Fery est fait gouverneur et capitaine du Château de Bouchain par Philippe II Roi d'Espagne et des Pays-Bas.

Nomination dont il ne put jouir car le matin même "qu'il pensait aller prendre possession" Fery fut frappé "d'apoplexie" en faisant sa toilette l'an 1570 très probablement.

Sauveur d'Anchin et de Pecquencourt, notre géant symbolise la fidélité, la bravoure et le dévouement.

Le Centre-Ville nous est familier et fait partie de notre quotidien:

 

La Place du Général de Gaulle et son Jet d’eau, son kiosque ; l'église Saint Gilles et le square Patrick VANANDREWELT ; ses magasins ; ses cafés...

Bref un Centre réhabilité et vivant qui a valu à Pecquencourt d'obtenir les «Rubans du Patrimoine» en 2003.
De nombreux changements ont marqué l'histoire de la Cité.

Projetons-nous 100 ans en arrière et redécouvrons le cœur de notre ville au début du XXème siècle.

L'Hôtel de Ville

 Bâtiment de belle facture édifié en 1859 en lieu et place de l'hôtel de Ville, originel construit au XV ème siècle sur pilotis et madriers de chêne qu'on appelait "halle" au "maison commune" et qui subsista pendant plus de 3 siècles.

En très mauvais état, il fut rasé en 1957 et remplacé par l'actuel, récemment réhabilité.

Sur le trottoir, lui faisant face, existait une bascule publique commandée en 1908 auprès de Monsieur WIART " balancier" à Douai.

L'Eglise

Dont le bâtiment primitif est la chapelle Saint Gilles du XIII ème siècle (façade Nord). On remarque sur cette carte postale qu'un toit pentu couvrait les bas-côtés cachant ainsi les oculis (œil de bœuf), que l'on avait oubliés. Cette toiture ne sera supprimée qu'après la retraite des troupes allemandes en octobre 1918. Ces derniers ayant fait sauter une mine à l'angle de la rue des Prêtres et du Beffroi, explosion qui endommagea fortement le pignon sud de l'église ainsi que la maison d'angle. On redécouvrit ainsi I existence des oeils de boeuf et le plafond d'origine de l'église. Quant au café, sa façade fut refaite en " pan coupé" (Ancien PMU).

On remarquera également, à gauche, un petit bâtiment qui y est accolé et qui abritait la pompe à incendie acquise par la municipalité en 1841 montée sur 4 roues. Dans les années 30, le corps de pompe fut placé sur 2 roues avec pneumatiques. C'est elle qui est aujourd'hui exposée dans le hall de la mairie.

Placé à l'entrée de la rue d'Anchin, ce bâtiment aujourd'hui disparu a libéré l'espace, ouvrant la perspective actuelle du square Patrick VANANDREWELT.

La rue d'Anchin

 

Ainsi nommée car elle conduisait jadis à l'Abbaye auprès avoir franchi un bras de l'Escaillon appelé : 

  • "Fossé de Saleau"

non loin des lieux dits

  • "La Galette" et

    "La Buse".

La rue des Prêtres

Actuellement rue d'Estienne d'Orves cette rue dont la "naissance" correspond avec celle de la Nouvelle Porte de l'Abbaye au XVIII ème n'était auparavant qu'un court chemin plus au moins bien empierré qui desservait le presbytère (actuel centre social municipal Françoise Dolto), et s'arrêtait à la hauteur de l'écolâtrie (maison d'école construite vers 1560 et qui se situait au niveau des Pompiers).

On voit sur la carte postale la façade sud de l'église, la chapelle Notre Dame construite peu après 1610 avec ses 2 pignons aigus en dents de scie, ainsi que le mur d'enceinte de l'ancien cimetière et sa porte d'entrée.

Entrée de la rue du Beffroi et la Place

 Pas de problème de circulation !

voitures hippomobiles et brouettes, la Grand Place plantée d'arbres est entourée de débits de boissons, on en comptait une dizaine au début du XX ème siècle.

A noter, que le café qui fait l'angle avec la rue des Prêtres est celui qui fut endommagé par l'explosion d'une mine en 1918 et reconstruit en pan coupé (ancien PMU).

L'Ecole des Filles

 Inaugurée en janvier 1908, elle fermait la place avec la ferme de Mr et Mme CRAMETZ.

Leur disparition a ouvert un espace comblé par la Salle des Fêtes, la Poste, les habitations de la rue du Raviné, le Kiosque et les nouveaux bâtiments de la rue Gustave Coliez dont on en voit l'ébauche.

La rue de Douai (rue Gustave Coliez)

On reconnait le bâtiment de la boucherie Jacqmart.

Au fond, on distingue l'angle de ta rue de Lallaing (aujourd'hui rue Jean Jaurès).

A l'époque, pas d'eau courante, il faut se déplacer à la pompe !

L'adduction d'eau se fera à partir de 1952 et le 9 mars 1955 eut lieu la vente publique des vieilles pompes, tuyaux et ferraille.

Voici rapidement retracé, ranimé, le Centre-Ville et nos grands-parents.