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Cités Sainte-Marie et Lemay

Cités Sainte Marie et Lemay

Une maman qui confie aujourd'hui son enfant au Lieu Multi Accueil de Lemay est loin de pouvoir imaginer qu'il y a moins d'un siècle, elle se serait trouvée là en pleine campagne, face aux Bois Notre Dame, de Malbossart et des Eclusettes.
Ce n'est que dans l'Entre-Deux Guerres (1918-1939) que Pecquencourt, bourg rural jusqu'alors, s'est transformé en ville minière.
Le fonçage du puits n°1 de la fosse Lemay (du nom de M. Paul Lemay Administrateur Directeur Général des Mines d'Aniche) débute en 1912 au diamètre de 5,10 m jusqu' 268 m de profondeur. il ne commencera à produire qu'en mars 1914.
Le puits n°2 est foncé en 1913, son creusement interrompu par la 1ère guerre mondiale ne reprendra qu'après les hostilités pour entrer en exploitation en 1921.
Les houillères de la Compagnie des Mines d'Aniche souhaitant disposer d'une main d'ouvre "sur place" entreprennent la construction de logements au pied du puits. Ce seront les "Cité" que nous connaissons aujourd'hui et qui accueilleront les premiers travailleurs étrangers majoritairement d'origine polonaise.
Ces "constructions nouvelles" ériges le Long du chemin n°33 (aujourd’hui rue Gabriel Péri) prolongement de la rue du Bois (rue Joseph Bouliez) constitueront les Cité Ste Marie et Lemay qui, avec le groupe scolaire de houillères et les commerces qui s’ouvrent le long des rues du bois et de Bruille, formeront ce que 'on appelle alors le quartier du "Nouveau Monde" avec sa ducasse du 15 Août.

Ainsi, de part et d'autre du Courant du Rivage (affluent de L'Ecaillons aujourd'hui complètement busé et "ignoré"), au pied du puits Lemay dont elles sont séparées par une voie ferre (Le Chemin de fer des Mines), sont nées deux cités å l'architecture caractéristique :
- La Cité Sainte Marie qui tire son originalité du tracé de ses rues, tout en courbes, le long desquelles se déroule un habitat avec jardinet en façade, jardin et desserte å l'arrière.
- La Cité Lemay, ses rues rectilignes qui se croisent à angle droit, son alignement rigoureux de maisons adossées s'abritant derrière un grand jardin front rue.
Les chevalets, le chemin de fer et son cavalier de schistes disparus, ces cités restent les derniers témoins du passé minier de notre ville, la mémoire de l'épopée du charbon et du dur métier de mineur.
Elles font partie de notre patrimoine et ont été reconnues et retenues comme tel par l'U.N.E.S.C.O. (Organisation des Nations Unies pour l'Education, la Science et la Culture).