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Il était une fois... le centre ville

Le Centre-Ville nous est familier et fait partie de notre quotidien:

la Place du Général de Gaulle et son Jet d’eau, son kiosque ; l'église Saint Gilles et le square Patrick VANANDREWELT ; ses magasins ; ses cafés... Bref un Centre réhabilité et vivant qui a valu à Pecquencourt d'obtenir les «Rubans du Patrimoine» en 2003.
De nombreux changements ont marqué l'histoire de la Cité.
Projetons-nous 100 ans en arrière et redécouvrons le cœur de notre ville au début du XXème siècle.

L'Hôtel de Ville :

Bâtiment de belle facture édifié en 1859 en lieu et place de l'hôtel de Ville, originel construit au XVème siècle sur pilotis et madriers de chêne qu'on appelait «halle» au «maison commune» et qui subsista pendant plus de 3 siècles.
En très mauvais état, il fut rasé en 1957 et remplacé par l'actuel, récemment réhabilité. Sur le trottoir, lui faisant face, existait une bascule publique commandée en 1908 auprès de Monsieur WIART «balancier» à Douai.

L'Eglise :

Dont le bâtiment primitif est la chapelle Saint Gilles du  XIIIème siècle (façade Nord). On  remarque sur cette carte postale qu'un toit pentu couvrait les bas-côtés cachant ainsi les oculis (œil de bœuf), que l'on avait oubliés. Cette toiture ne sera supprimée qu'après la retraite des troupes allemandes en octobre 1918. Ces derniers ayant fait sauter une mine à l'angle de la rue des Prêtres et du Beffroi, explosion qui endommagea fortement le pignon sud de l'église ainsi que la maison d'angle. On redécouvrit ainsi I existence des oeils de boeuf et le plafond d'origine de l’église. Quant au café, sa façade fut refaite en « pan coupé» (PMU actuel).
On remarquera également, à gauche, un petit bâtiment qui y est accolé et qui abritait la pompe à incendie acquise par la municipalité en 1841 montée sur 4 roues. Dans les années 30, le corps de pompe fut placé sur 2 roues avec pneumatiques. C'est elle qui est aujourd'hui exposée dans le hall de la mairie.
Placé à l'entrée de la rue d'Anchin, ce bâtiment aujourd'hui disparu a libéré l'espace, ouvrant la perspective actuelle du square Patrick VANANDREWELT.

La rue d'Anchin:

ainsi nommée car elle conduisait jadis à l'Abbaye auprès avoir franchi un bras de l'Ecaillon appelé «Fossé de Saleau» non loin des lieux dits «La Galette» et «La Buse».

La rue des Prêtres :

actuellement rue d'Estienne d'Orves cette rue dont la «naissance» correspond avec celle de la Nouvelle Porte de l'Abbaye au XVIIIème n'était auparavant qu'un court chemin plus au moins bien empierré qui desservait le presbytère (actuel centre social municipal Françoise Dolto), et s'arrêtait à la hauteur de l'écolâtrie (maison d'école construite vers 1560 et qui se situait au niveau des Pompiers).

On voit sur la carte postale la façade sud de l'église, la chapelle Notre Dame construite peu après 1610 avec ses 2 pignons aigus en dents de scie, ainsi que le mur d'enceinte de l'ancien cimetière et sa porte d'entrée.

Entrée de la rue du Beffroi et la Place :

pas de problème de circulation ! voitures hippomobiles et brouette ; la Grand Place plantée d'arbres est entourée de débits de boissons ; on en comptait une dizaine au début du xxème siècle. A noter, que le café qui fait l’angle avec la rue des Prêtres est celui qui fut endommagé par l'explosion d'une mine en 1918 et reconstruit en pan coupé (actuelle PMU).

 

 

L'Ecole des Filles :

Inaugurée en janvier 1908, elle fermait la place avec la ferme de Mr et Mme CRAMETZ. Leur disparition a ouvert un espace comblé par la Salle des Fêtes, la Poste, les habitations de la rue du Raviné, le Kiosque et les nouveaux bâtiments de la rue Gustave Coliez dont on en voit l’ébauche.

La rue de Douai (rue Gustave Coliez) :

on reconnait le bâtiment de la boucherie Jacqmart. Au fond, on distingue l'angle de ta rue de Lallaing (aujourd'hui rue Jean Jaurès). A l'époque, pas d'eau courante, il faut se déplacer à la pompe !
L'adduction d'eau se fera à partir de 1952 et le 9 mars 1955 eut lieu la vente publique des vieilles pompes, tuyaux et ferraille.
Voici rapidement retracé, ranimé, le Centre-Ville et nos grands-parents.