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Le Monument aux morts

Le monument aux morts de Pecquencourt a été inauguré le 24 juin 1923

Monument aux morts
Monument aux morts
Monument aux morts aujourd'hui
Monument aux morts aujourd'hui

Le monument aux morts de Pecquencourt a été inauguré le 24 juin 1923 c’est-à-dire 4 ans et 7 mois après l'armistice du 11 novembre 1918.

Alors que le monument est destiné à être la « mémoire d’un drame collectif», les différentes approches pour sa réalisa-tion ont été le reflet des « problèmes post conflictuels» du moment

- au Conseil Municipal du 28 novembre 1920 on émet l'idée que le monument devrait être érigé en mémoire de Jean Jaurès, brillant universitaire, journaliste, député socialiste, fondateur du journal « l'Humanité » pacifiste, assassiné le 31 juillet 1914

- à celui de 1922 on ne parle plus de Jaurès .... On propose les inscriptions suivantes « Aux martyrs .... Personne qui a souffert la mort pour sa foi religieuse pour une cause à laquelle elle s'est sacrifiée.

Phrases banales : il semble que l'on ait peiné pour remplir les différentes faces de la stèle. Enfin le 23 novembre 1922 la Municipalité décide de la construction d'un monument à la mémoire des enfants de Pecquencourt « Morts pour la France ».

Un marché de gré à gré est établi avec Georges Vincart, marbrier à Somain, pour la somme de 10275 F : 5000 F sont inscrits au budget, 5275 F sont obte-nus grâce à une souscription et à l'organisation de fêtes publiques.

En mai 1923, plans et devis ayant été acceptés par Monsieur le Préfet, les travaux nécessaires à son édification sont commencés. On décide qu'il sera placé dans l'allée centrale du cimetière, au rond-point où se trouve le Christ qui sera déplacé. (Actuel emplacement de la stèle à la mémoire des combattants de la guerre de 1870)

L'inauguration est fixée au 24 juin et on prévoit un crédit de 300 F pour marquer l'événement.

Ce monument est une stèle pyramidale tronquée en pierre bleue de Soignies dont le fût de base carrée se dresse en trois parties à partir d'un large socle.

Les quatre faces de la base portent les noms des victimes inscrits sur des plaques de marbre blanc.

La partie centrale, la plus élancée, latéralement décorée de palmes, présente sur sa face frontale un drapé à glands sur lequel on lit : « Honneur aux martyrs de 1914-1918 ».

Le monument restera à cet endroit jusqu’au début des années 60. Avec la construction d'un nouvel Hôtel de Ville, en lieu et place de l'ancienne mairie, inauguré le 13 septembre 1959, il sera déplacé, fera son entrée rue d'Anchin, accolé à l'église et front à la rue sur l'emplacement de l'ancien local de la Pompe à incendie. Ceinturé d'un mur de briques jaunes identiques à celles de l'Hôtel de Ville, mur qui porte dès lors les plaques commémoratives de marbre blanc. Le monument a perdu son imposant socle dans le transfert mais la partie centrale s'est enrichie d'une nouvelle inscription « Aux Anciens Combattants de la Résistance et de la Libération, La Nation Française reconnaissante» Enfin, lors de la rénovation extérieure de l'église St Gilles et de la restructuration du Centre-Ville, il est de nouveau déplacé, disposé parallèlement à la face Nord de l’église, tourné vers un vaste espace qui porte le nom de « Square Patrick Vanandrewelt». De nouveau allégé de sa partie inférieure trop massive il se détache d'un fronton en pierre du boulonnais incurvé en élévation qui porte 6 plaques en marbre de Carrare portant le nom de toutes

les victimes civiles et militaires de Pecquencourt de tous les conflits du XXème.